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jeudi 27 octobre 2016

Vers le Sud

Bonjour à tous ...
Après un premier départ écourté, pour cause de problème d'alternateur,
nous voila de nouveau sur l'eau bleu du Pacifique, cap au sud - est.
L'escale technique fut laborieuse et positive pour Paradise, nos soucis ont disparu,
et nous avons eu le temps d'optimiser au mieux le bateau pour un nouveau départ.
Ce fut aussi l'occasion de retrouver et de dire un dernier au revoir à nos amis locaux,
Clémence et Hervé du bateau Darwin Sound, Michel, accastilleur parfois ronchon,
mais toujours efficace, Romano, le cordiste breton, exilé à Papeete,
et surtout Rémi, sympathique navigateur Malouin, d'une compétence technique étonnante,
sans qui le chantier sur Paradise n'aurait pas été aussi abouti ...
Changement d'équipage aussi...
Nos deux compères malouins, que nous avons connu sous un meilleur jour, nous ont quitté,
ainsi que notre ami Dom, parti poursuivre sa quête de l'existence en Asie.
Donc, à bord en ce moment, outre moi même, Peggy la cousine, Rémi son ami pécheur,
et Jean luc, jeune chef d'entreprise recemment retraité.
Une équipe gaie et motivé, les rires ont remplacé les soupirs à bord de Paradise,
que du bonheur ...
Reste a espérer que les conditions nous soient favorable,
pour arriver à temps et sans encombre à Puerto Natales.
Arnaud
Ps : Blog relayé et mis en ligne par Morgane, actuellement a l'école de la marine,
et bientôt capitiane 200, qui nous rejoindra pour les 2 Antarctique et la Géorgie du sud.

samedi 24 septembre 2016

Au revoir Polynesia...

Iorana à tous!

Une page se tourne. Paradise est fin prêt pour reprendre la route. Nous lui avons fait une beauté de taille.
La liste est longue des nouveautés à bord. Cela fait trois semaines que nous sommes en chantier à Tahiti, à la marina de Taina. Rémi, un ami rencontré aux Marquises, technicien polyvalent, nous a bien aidé et c'est à trois, avec Arnaud et moi que nous avons bricolé notre bateau, qui s'est métamorphosé.
Un dessalinisateur, un frigo fait sur mesure, un hydrogénérateur et un nouveau chauffe eau, plus la réparation d'un des trois chauffages, de nouvelles toilettes, une nouvelle trinquette, un guindeau révisé, une chaine neuve, etc... Je pourrais continuer dans les détails... Bref, le rythme fut soutenu mais nous sommes plus qu'heureux du résultat. Et nous sommes impatients de prendre la mer pour essayer nos nouveaux jouets en “live”.

Dans deux jours nous partons à 6 vers l'est, sur la route de l'Amérique du Sud. Un équipage d'habitués sera à bord pour un mois et demi. Peggy et Dominique étaient à bord lors de la dernière remontée des canaux, Christophe et Japy, deux amis malouins, étaient avec nous en Géorgie du Sud l'année dernière. Ils aiment la mer, les grandes traversées et cela tombe bien car Paradise va “bouffer des milles”.

Nous commencerons par une escale à Moorea, à quelques milles d'ici, puis cap au sud pour les Australes. De belles escales nous attendent pour se réacclimater doucement aux températures plus fraiches.

Le coeur n'est pas au départ, notre esprit est bien accroché aux falaises de Tahiti, nos yeux rêvent encore des paysages, des visages et de tous ces moments forts que nous avons vécu dans ce magnifique coin de Paradis, qu'est la Polynésie.

Paradise frétille de la quille à l'idée de repartir et d'aller jouer avec ses copines les baleines, qui nous attendent à Rurutu, une île des Australes.


Nana - Salut!

A bientôt

lundi 8 août 2016

Bora Bora, notre "Far Ouest"

Bonjour à tous !

Nous avons rejoint il y a quelques jours Bora Bora, l’île la plus à l’ouest de notre croisière en Polynésie Française. 

       Je m’attendais à une île ravagée par le tourisme avec des hôtels défigurant le paysage, car c’est l’île de la Société la plus touristique après Tahiti, mais finalement nous avons été heureusement surpris :  elle est plutôt préservée, à part quelques signes indéniables de la présence touristique : une multitude de magasins de perles affichant des prix excessifs, et l'arrivée de plusieurs paquebots par jours débarquant des passagers pour la plupart américains et asiatiques.
        Pour nous, les places de mouillage étaient rares car les profondeurs sont vites importantes et tous les coffres étaient pris; nous avons malgré tout pu profiter de la beauté des lieux et surtout des fonds marins. Arnaud, Bernard et moi sommes partis plus de deux heures nager afin d’admirer les fonds et la faune locale et avons eu de belles surprises : nous avons croisé un énorme barracuda de plus d’un mètre, vieux solitaire qui semblait habitué aux plongeurs car notre présence ne l’a pas perturbé. Nous avons aussi vu plusieurs raies pastenagues et, comme d’habitude, une multitude de petits poissons multicolores que l’on peut approcher de très près, dont des poissons clowns dans leur anémone et le comique poisson vache doté de deux cornes. 
         Après Bora Bora nous sommes allés à Raiatea. Nous sommes arrivés par la passe au nord de l’île de nuit, et ce fut un beau moment. Guidé par les feux et le bruits des vagues sur la barrière de corail, nous avions les yeux rivés sur le sondeur qui voyait ses valeurs remonter de plusieurs centaines à quelques dizaines de mètres en quelques minutes. 
Le lendemain, Arnaud m’a offert une plongée et je me suis régalée… Nous sommes allés à la passe Est de Raiatea et avons effectué une plongée dérivante, portés par les courants. Dès notre immersion, nous fument entourés par une petite dizaine de requins à pointe noire, inoffensifs… Heureusement car ces derniers n’hésitent pas à s’approcher de très très près, mais leur petite taille est rassurante et c’est avec plaisir que j’ai pu les observer pour la première fois de si près. Les raies aigles tachetées nous ont également offert un beau spectacle, ainsi qu’un  banc énorme de barracudas et des carangues, gros poissons pélagiques et une multitude de poissons multicolores, qu’on ne se lasse pas d’observer… 
         Aujourd’hui nous sommes à Huaine, une île moins touristique que les autres, ce que nous apprécions toujours autant. Il y  une foire agricole sur les quais et la place du village; y sont exposés des racines énormes  d’igname,  de manioc et de taro ainsi que des régimes de bananes.
     L’hiver se fait sentir depuis quelques jours, il fait gris, il pleut… Mais comme d'habitude, l'ambiance est toujours chaleureuse à bord et hier nous nous sommes régalés avec des langoustes achetées le matin même auprès d'une petite famille de pêcheurs et des sushis que j 'ai confectionnés avec du thon frais... 
       Nous sommes 5 à bord de Paradise, Arnaud, Laurence sa fille, son fils Adrien, son ami Ludovic et moi. Nos équipiers qui nous ont accompagnés depuis notre départ du Chili, Bernard et Manuel ont décollés de Raiatea lundi. Nous remontons doucement vers Tahiti où arrivent mardi soir Hugo et Camille, les enfants d’Arnaud, ainsi que Florian le copain de Camille qui est venu avec nous en Antarctique l’année dernière. 
        On est toujours heureux d’être ici en Polynésie et on vous suggère d’y venir un jour, c’est un vrai petit coin de Paradis.

 A bientôt Morgane et l’équipage de Paradise.

vendredi 1 juillet 2016

Arrivée aux Marquises, exquises...


 Bonjour à tous.

Paradise est actuellement au mouillage dans la baie des vierges - Hana vave.
Certains disent que cette baie est une des plus belles baies au monde...Je ne sais pas si c'est vrai mais le décor est grandiose  : des aiguilles de lave érodées plongent dans l'eau, la végétation luxuriante dévale la vallée et l'eau, d'un beau bleu-foncé, contraste merveilleusement avec ce noir et ce vert. 

      Ici, tous les habitants sculptent du bois de rose ou d’ébène ainsi que des os. Nous avons visité quelques ateliers et vu certaines pièces spectaculaires ; notamment un rostre d'espadon finement gravé, une vraie pièce de maitre pour laquelle il a fallu un mois de travail. 
Nous avons acheté un tiki, petit personnage traditionnel gravé dans du bois et échangé contre des fruits frais de la corde et quelques outils. Ici, avec les nombreux voiliers de passage l'échange est monnaie courante... 

      Ce matin nous avons sorti palmes, masques et tubas et, à notre grande surprise, aux milieu des poissons multicolores, nous avons vu danser une raie manta  ! Le spectacle était féerique. Elle mesurait environ 1,50 m et sous nos yeux ébahis, virevoltait, semble-t-il pour se nourrir et laissa apparaitre son ventre blanc. 

Le début de notre voyage aux Marquises commence bien, il serait difficile de faire mieux ! 

A bientôt !

Morgane et l'équipage de Paradise

mardi 28 juin 2016

Courte escale à Puka Puka

Bonjour à tous.

Nous avons passé hier une journée magique. 
Pour commencer, vers 10h00, nous avons pêché notre premier poisson ! Enfin, car après un mois sans une touche, nous commencions à désespérer. Nous nous sommes donc régalé d'un beau thazard de 5kg, en ceviche puis en steak, un régal...
      Sur notre route vers les Marquises, nous avons longé le petit atoll de Puka Puka, le plus à l'est des Tuamotu. Très bas sur l'eau, ce n'est qu'au dernier moment que nous avons aperçu ses nombreux cocotiers et, sur la côte au vent, les rouleaux qui se fracassaient sur le récif. 
     Arrivés sous le vent de l'ile, au Sud Ouest, nous avons stoppé le moteur devant le petit quai derrière lequel trônait une belle chapelle d'un blanc immaculé.
L'ile est bordée d'un plateau de corail qui tombe à pic à des profondeurs vertigineuses, nous empêchant de jeter  l'ancre. Mais notre super capitaine s'est dévoué pour rester à bord et nous a donner deux heures pour visiter l'ile, laissant le bateau à la dérive. 
      Depuis la plage, à travers les palmiers d'un vert éclatant, Paradise était magnifique, toutes voiles dehors sur une eau bleue indigo. Caro, Bernard, Catherine et moi avons été accueillis par les enfants et par Billy, le jeune policier municipal. Ils croyaient au départ que nous avions besoin d'aide car plusieurs voiliers passent devant l'ile mais aucun ne s'y arrête, et peut-être  avions nous l'air en détresse car le moteur hors-bord n'a pas voulu démarrer et nous sommes arrivés à la rame... 
    Une fois la situation éclaircie et les présentations effectuées, notre hôte, Billy, nous invita à rencontrer le maire. En passant dans les rue désertes du village, nous sommes rapidement arrivés à la maison de ce dernier. Il était 13H00 ce dimanche et un grand groupe faisait la fête, sans raison particulière : "c'est comme ça tous les dimanches". Un petit groupe d'autochtones est venu à notre rencontre ; hyper acceuillants, ils nous embrassèrent chaleureusement et nous ont même offert un collier de fleurs de tiaré fraichement coupées. Nous les avons laissé continuer leurs festivités et avons repris notre visite de l'île dans le pick-up de fonction de Billy. Nous avons visité la grande et belle chapelle où il faisait agréablement frais, puis nous sommes allés rencontrer le femme de Billy et leurs enfants. Ils ont décidé de construire leur cabane à l'écart du village pour être tranquilles. Pour nous, touristes de passage, leur petite cabane posée au bord du lagon, faite de bric et de broc, avec les enfants qui jouent juste devant, dans l'eau turquoise, avait des airs paradisiaque. Mais ce n'est sûrement pas pour rien qu'ils ont décidé de s'eloigner des quelques 160 villageois que Billy qualifia de "bizarres"...Peut-être qu'habiter ici toute l'année, avec pour seule activité la collecte du coprah (c 'est la chaire de la noix de coco qui sert à faire de l'huile), peut avoir un côté infernal... 
      Un bateau ravitailleur passe une fois par mois et ils nous ont assuré qu'ils ne manquaient de rien, même si nous avons été surpris de voir si peu d'arbres fruitiers et de potagers ;  mais comme le sol semble essentiellement composé de corail, il n'est surement pas très fertile...
Nous avons demandé quelques noix de coco et sommes repartis ... l'annexe pleine !
       Nous faisons cap au nord et devrions arriver à Fatu Hiva aux Marquises dans environs 24H00. Il est 10H00 et il fait déjà 30°C à l'intérieur du bateau, nous attendons avec impatience notre prochaine baignade. 

On vous embrasse tous ! 
 A bientôt. 

Morgane et l'équipage de Paradise

vendredi 24 juin 2016

Sur la route des Marquises

Bonjour à tous.

    Notre escale à Rikitea, fut courte mais riche en découvertes et en rencontres. 
Cette première touche polynésienne nous a comblés, nous ne nous sommes pas trompés, ceci ressemble bien à un petit bout de paradis !

   Nos nouveaux équipiers Pascal et Catherine nous ont rejoints et l'équipage, composé désormais de sept membres, n'en est que plus intéressant.

   La veille de notre départ, nous avons visité une ferme perlière. Ce fut passionnant. L'activité de la perliculture demande énormément de travail ; il y a tout d'abord l'entretien des naissins : " la matière première", puis le nettoyage régulier des huitres matures, couvertes de parasites (algues, petites huitres, etc...) et enfin la greffe du nucleus (petite bille) : l'huitre enrobe ce dernier de nacre et cela donne naissance à une perle, qui, lorsque la chance sourit, sera parfaitement ronde, mais, hélas, le plus souvent présentera  une forme biscornue qui la rendra invendable. Une perle noire parfaite peut se vendre jusqu'à 12 mille euros mais elle doit être naturelle, c-à-d n'ayant subi aucune intervention humaine. Celles-ci serons contrôlées aux rayons X.

      Lors de cette escale, nous avons fait un léger approvisionnement, mais, à part du frais et de l'eau, nous n'avions pas besoin de grand chose, il nous reste encore beaucoup de produits secs achetés au Chili. Nous avions vu large en provisions car ici les prix sont affolants. Notre ami Michel, le breton, nous a offert un magnifique régime de bananes, qui muri à vu d'oeil sous le cagnard, sur le pont à l'arrière du bateau. Il a pris la place du mouton que nous avons l'habitude d'emporter en Antarctique... On nous a également offert "une tonne" de pamplemoussess. Nous n'avons pas trouvé d'autres fruits et légumes. Qu'importe, nous sommes de nature à nous adapter, alors nous filons vers le nord sans attendre le bateau ravitailleur. Les îliens, eux, l'attendaient avec impatience car il ne passe que toutes les deux semaines mais, pressés de partir à la découverte des Marquises, nous avons finalement pris le large.

     Et voilà, c'est chose faite ; nous parcourons actuellement les 800 miles qui séparent les Gambiers des Marquises. Notre départ il y a trois jours fut un peu mouvementé, nous étions au prés avec une mer forte, pas terrible pour s'amariner. Depuis deux jours il n'y a presque plus de vent, nous n'avançons pas vite mais les prévisions nous promettent 25 nœuds, ce qui devrait nous offrir une belle accélération. 

A bientôt Morgane et l'équipage de Paradise; Arnaud, Caro, Manuel, Bernard Pascal et Catherine.

mercredi 22 juin 2016

Notre Paradise au Paradis

Bonjour à tous
 
Nous avons mis 10 jours à atteindre les Gambiers depuis Rapa Nui.
Les alizés nous ont portés tout au long de notre traversée. Le vent était plutôt faible mais suffisant pour nous permettre d'arriver  sur l'ile de Mangareva dans les temps, le matin même de l'arrivée de nos nouveaux équipiers.
       Nous avons eu le bonheur d'apercevoir notre premier atoll quelques jours avant d'arriver aux Gambiers. L'ile Oeno nous est apparue un jour de pluie, nous en étions proche et avons pu voir clairement les vagues se fracasser contre le récifs bordant l'atoll. La vision de cette petite île perdue au milieu du pacifique fut pour moi le début de la réalisation d'un rêve qui se réalise : une île déserte bordée de cocotiers, de sable blanc et d'eau turquoise... Nous nous amusions à rêver d'y habiter quelques temps et d'y vivre de pêche et de cueillette... même si ce jour là les conditions étaient absolument inhospitalières : vent soutenu, pluie, houle et aucun mouillage sûr. 

   Deux jours après nous arrivions enfin aux Gambiers, une fois de plus accompagnés par la pluie. C'est au petit matin que nous avons franchi la barrière de corail de l'ile Mangareva. Nous sommes heureusement passés entre les grains et avons eu de belles éclaircies nous permettant ainsi de voir les nombreux dangers qui pavaient notre route : patates de corail et bouées de pêcheurs. 
Nous avons enfin gagné le mouillage de Rikitea aprés avoir slalomé dans un chenal étroit. A notre grande surprise une petite dizaine de voiliers étaient au mouillage, pour la plupart francophones. 

Bienvenue en polynésie Française: Ia orana 

    Après avoir nettoyé le bateau et profité du bonheur d'un bain dans une eau bonne bien qu'un peu fraiche, nous sommes descendus découvrir le village et rencontrer ses habitants. La population des Gambiers s'élève à 1600 habitants, dont environ 1200 habitent Rikitea, le village principal de Mangareva.
     Ils vivent tous, sans exception, du commerce de la perle, car c'est ici que se trouve la principale production de toute le Polynésie Française. Les fonds et la qualité de l'eau s'y prêtent. C'est tout les 4 mois à Tahiti que se fait la vente aux enchères. Les acheteurs sont principalement chinois et les plus belles pièces peuvent atteindre 200 euros. 
 La vie ici est calme et les gens très accueillants. Ils sont bilingues français / mangarévien. 
    
      Nous avons assisté à une petite fête à la mairie où les enfants dansaient sous des airs de musique techno, en l'honneur de la fête de la musique. Nous avons rencontré Michel, natif de l'ile qui a vécu 35 ans en France et dont les ancêtres sont Bretons, d'Audierne précisément. Il en est très fier et nos origines communes nous ont rapprochés tout en nous faisant rire, car, vu ses traits typés, jamais nous n'aurions imaginé venir des même terres.
    Nous l'avons rencontré car nous nous étions assis, sans le savoir, dans son jardin qui s'étend jusqu'au au bord de l'eau. Nous avions trouvé le coin idéal :  un banc sous un arbre, pour déguster un énorme pamplemousse cueilli quelques minutes auparavant. 
Après avoir discuté avec notre nouvel ami, retraité, il nous a fait découvrir sont jardin rempli d'arbres fruiters et de légumes: bananes, goyaves, citrons, papayes, aubergines, concombres etc... un vrai jardin d'Eden. 
     Le soir nous sommes allés manger avec nos nouveaux équipiers dans son auberge, "chez Benoit et Bianca". Nous nous sommes régalés d'un gratin de manioc façon tartiflette, d'une salade avec des petits morceaux de muscle d'huitres perlières “reformées" car  plus productives ( elles peuvent produirent jusqu'à 4 perles) et des tranches de thazard ( gros poisson du large) et pour finir d'une salade de fruits. 
      Et ce matin, afin de parfaire notre découverte de la culture locale, nous sommes allés, devinez où...??? à la messe, ! Incroyable mais vrai! L'ambiance y était très gaie et grâce, aux paroles affichées à l'aide d'un vidéo projecteur, nous avons même pu, timidement, entonner quelques paroles en mangarevien (la langue locale), sans bien sûr n'y rien comprendre. Les femmes arboraient leurs plus belles tenues : robes éclatantes et couronnes de feuilles fraichement cueillies et les hommes de belles chemises à fleurs. Un grande partie du village était présente.

     A l'heure actuelle nous sommes de retour à bord et avons sollicité un jeune mécano australien qui nous aide à réparer la pompe à eau du générateur qui fait des siennes... Nous l'avions rencontré à Puerto Wiliams il y a deux ans. Il travail et vit ici depuis un an, le monde est petit …

 Aujourd'hui c'est la fête des pères alors bonne fête à tous les papas qui lisent ces lignes !

A bientôt Morgane et l'équipage de Paradise.